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10/09/2016

Jalhay -Sart. Petite leçon d'histoire à Solwaster à propos de l'opération" Bergbang"

 

 Le vendredi 9 octobre 2016 à Maison Fagne, sur les hauteurs  de Solwaster, au pied de la pierre commémorative de l'opération Bergbang, les enfants de l'école du village se sont rassemblés en compagnie de leurs institutrices.

 Pour les accueillir, les autorités communales et les membres  de l'Amicale Nationale Para-commando Vriendenkring ( ANPCV ) visiblement heureux de se retrouver dans la dynamique commune de Jalhay .

L'opération Bergbang s'est déroulée début septembre 1944. Elle  impliquait des paras -commandos  dont le  but  était de renseigner les Alliés et de désorganiser la retraite des troupes nazies encore présentes dans la région.

L'opération est décrite dans le lien suivant:

Les SAS dans la bataille de Belgique. Opération " Bergbang"

http://www.brigade-piron.be/paras-cdo/zy-Parachutistes_fr...

A propos de la guerre Monsieur René Thomas de l'ANPCV s'adresse tout spécialement aux enfants.

 Il explique que des films comme la 7ème Compagnie ou encore la grande Vadrouille  sont  des évocations plaisantes mais fausses. La réalité de la guerre est tout autre !

La guerre dit-il est dramatique et douloureuse. Un chaos orchestré souvent par la folie d'un homme  au nom d'une idéologie.

Il explique encore que beaucoup de résistants ont donné leur vie  pour mettre fin à la barbarie  afin que vous, les jeunes, puissiez conserver votre liberté et vivre dans la paix.

Entretenir la Flamme du Souvenir poursuit l'orateur est un devoir qui se résume bien  au travers de cette citation :

"Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre».

René Thomas prône également la tolérance envers les autres, le dialogue sans vouloir imposer ses idées à tout prix. Par contre ajoute- t- il soyez très critique vis à vis de ceux qui veulent vous imposer les leurs ou encore une manière de vivre.

Après le  fleurissement du monument les enfants entonnèrent, avec entrain,  la Brabançonne.

 

 

Rendons à César ce qui est à César.

Le discours lu par René Thomas a été rédigé par le président Roger Bodson.

 

 

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Gentil persifleur à Jalhay-Sart

Défenseur de l'identité culturelle rurale

 

 

 

                                                                                Les photos

 

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 Les enfant de l'école de Solwaster rejoignent Maison Fagne.

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Aparté de notre chef à tous avec les enfants.

 

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L'allocution de René Thomas

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Les vaches occupent le terrain du parachutage

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04/09/2016

Commune de Jalhay-Sart. La tradition a été respectée, ils ont traversé la fagne.

 

Le 27 août 2016 nombreux sont les pèlerins qui ont répondu à l'invitation du comité Culturel de Sart-Jalhay pour rejoindre la chapelle Fischbach.

Proche de l'emblématique auberge de la Baraque-Michel, la chapelle Fischbach est inscrite au patrimoine remarquable de Wallonie. Elle est rattachée à la paroisse de Xhoffraix, communee de Malmedy, anciennement Bévercé.

Cette année, aux groupes de pèlerins des villages de Hockai et de Solwaster se sont ajoutés, à l'initiative d'habitants de Herbiester, des pèlerins jalhaytois regroupés  face au château Sagehomme pour perpétuer, eux aussi,la tradition fagnarde.

En tête de groupe, une jeune fille, habitant le village de Fouir marche d'un bon pas en compagnie d'un membre de sa famille.. Elle est la descendante de la fratrie de Marie Solheid celle-là même qui perdit tragiquement la vie en fagne en compagnie de son fiancé en janvier 1871.

Avec beaucoup de grâce, elle porte  une petite croix en or. Un bijou ayant appartenu à Marie Solheid, son infortunée aïeule.

C'est à proximité du monument "Le Gayetay" que les pèlerins se rejoignent dans la bonne humeur.

Constitué d'une hélice d'avion fiché dans le sol fagnard, le monument du "Gayetay" commémore la disparation le 6 avril 1945 de deux équipages d'aviateurs américains.

Autre halte des pèlerins cette fois à la Croix des fiancés. Une courte pose mise à profit par Serge Nekrassoff, historien de la fagne, pour évoquer l'équipée tragique de ces infortunés fiancés de la fagne.

Moment de sensation avec l'arrivée, à ce moment, du garde -champêtre des Vieux Métiers de Sart sous un grand parapluie noir en guise d'ombrelle. Sage précaution car l'astre brillant est ce jour- là en pleine forme.  

Ce sympathique représentant de l'ordre  donnera le signal du départ de la dernière et courte étape qui fait conduire les pèlerins à la chapelle Fischbach.

Le petit Léon (4 mois) accompagné par ses deux sœurs a été porté par sa maman bien enserré dans une écharpe de portage, au départ du village de Solwaster 

 Que du bonheur pour ce nourrisson de découvrir si tôt la fagne et dans la foulée prendre sa première leçon de wallon donnée par l'un des meilleurs "précepteurs" de la région.

En effet, précédent la traditionnelle messe célébrée par le Doyen de Malmedy, il a été donné à voir et à entendre une superbe prestation du Royal club wallon de Malmedy.

La "Nut' du may" était au programme de même qu'un autre chant intitulé "Tchitoûle" qui signifie en wallon linaigrette, la fleur emblématique de la fagne.

Le Royal club wallon est avant tout un cercle littéraire c'est donc tout naturellement qu'il a été lu également deux poèmes wallons de Henry Bragard et Henry Colette.

A l'issue de la cérémonie religieuse le Doyen Henry Bastin a invité tous les pèlerins à prendre un bol de soupe préparé par les dames du Comité culturel de Sart- Jalhay ainsi qu'un médaillon souvenir en bois confectionné à l'atelier des Vieux Métiers que l'on ne présente plus.

Le Doyen se révèle un pince -sans- rire.

Utilisant micro de service, il a déploré l'absence de "pèket". Il s'agit pour ceux qui l'ignorerait d'un remontant qui donne chaud au cœur et aide paraît-il à parler wallon. Il est distillé notamment avec des baies du genévrier, un arbuste précieux des fagnes.

 Le message a été entendu !

Lors du prochain pèlerinage, pas de doute, le contenu d'une flasque remplie du  breuvage sera proposée au Doyen ainsi qu'à ses concélébrants.

A Fischbach un office religieux où le wallon aurait une petite place, voilà qui devrait ravir le Comité culturel de Sart-Jalhay qui aborde si fièrement son slogan  :"Nos r'prindans rècène ".

 

Moi.jpgjean pirnay

Gentil persifleur à Jalhay-Sart.

Défenseur de l'identité culturelle rurale. 

 

                                                 Les photos et vidéo

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La jeune descendante de la fratrie de Marie Solheid.

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Le petit Léon a traversé la fagne.

 

 

  Reportage Télévesdre

http://www.televesdre.eu/www/waimes_une_centaine_de_march...

                                                       

                                      Photos et vidéo de Denis Dosquet

 

https://www.facebook.com/422391557951403/photos/ms.c.eJxF...

 

https://www.facebook.com/422391557951403/photos/ms.c.eJxF...

                                                Prestation du  Royal club wallon

 

          https://www.facebook.com/Denis-Dosquet-folklore-422...

 

                                             Photos de Daniel Loubelle

 

                                                 https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10208614694499107...

 

 

 

 

13/10/2015

Jalhay-Sart.Les jeunes patrons se dévoilent.

 

 C'est au cœur du village de Solwaster, dans le cadre de la série: " Les jeunes patrons de Jalhay-Sart se dévoilent " que Damien Servais nous attend  pour parler de son métier et de ses passions

 

JP. Damien Servais pouvez-vous vous présenter?

 

J'ai 40 ans, je suis carrossier  à Solwaster. Originaire de Spa j'ai épousé Isabelle Dohogne native du village. Nous avons 4 enfants.

 

JP. Devenir carrossier, un rêve d'adolescent ?

 

Pas précisément , mon rêve premier était d'exercer une activité professionnelle  indépendante ayant pour cadre  la nature et les chevaux.

 

JP. Ce rêve s'est- il concrétisé?

 

Oui pleinement, mais après bien des tâtonnements.

 

JP. Des tâtonnements? Pouvez- vous préciser?  

 

Après les classes primaires effectuées  à Spa je suis entré à l'Institut Provincial d'Enseignement Agronomique de La Reid en technique de transition plus précisément. Au cours de ces années j'ai manifesté une profonde répulsion pour l'étude alors que paradoxalement j'avais de bonnes notes.

Cette facilité à étudier ravissait mes  parents.  Personnellement comme je l'ai expliqué mon seul objectif était d'avoir un job indépendant acquis sans études avec pour compagnie, des chevaux et un maximum de nature  

 

JP.J'imagine que vous en avez parlé à vos parents?

 

Oui et un compromis a été trouvé . A l'âge de 18 ans je me suis lancé dans  des études de garde- forestier imaginant pouvoir me déplacer à cheval pour surveiller la forêt.

 A l'évidence , c'était là une erreur.

 

JP. Comment êtes- vous sorti de cette impasse?

 

Pour adoucir l'épreuve de ce nouveau cycle d' études dans lequel je m'étais engagé, j'ai suivi en parallèle, en cours du soir, une formation de soudeur.

 A l'époque cette formation était réservée exclusivement aux fils d'agriculteurs.

 

JP. Vos parents étaient agriculteurs?

 

Non, je me suis inscrit sous un faux nom. Celui d'un grand- oncle agriculteur.

 Cette formation a été pour moi une véritable révélation et une certitude tout à la fois:  

 Je serai indépendant exerçant un métier manuel.

 

JP.A la sortie de vos études, vous avez 20 ans et pas de métier en perspective !

 

Effectivement c'est pour cette raison que je suis entré comme  apprenti ( 4 ans) au sein d'une carrosserie située rue des Alliés à Verviers. J'ai été à cette époque le plus vieil apprenti de l'arrondissement! L'apprentissage terminé je suis passé stagiaire( 2 ans) tout en suivant des cours du soir pour accéder au patronat.

 

JP. Quelles étaient vos relations avec votre patron?

 

Excellentes ! Il me considérait comme son fils. Il m'a appris tout sur le métier . L'heure de la retraite ayant sonné pour lui, il m'a proposé de reprendre son affaire. Cette offre je l'ai acceptée avec enthousiasme et reconnaissance.

 Toutefois l'atmosphère se détériorant fortement à Verviers j'ai été soulagé de pouvoir  quitter cette ville dès qu'un bail de location qui me liait à la carrosserie s'achevait.

 

Pour vous établir à Solwaster?

 

JP. Effectivement. Nous avons acquis ma femme et moi une ferme à Solwaster  en 1996 et construit tout à côté un atelier de carrosserie en 2010. Mon rêve s'accomplissait. Je pouvais travailler au cœur d'un village rural avec une école primaire située à deux pas de chez nous et enfin  la possibilité d'accueillir des chevaux d'attelage dans  notre ferme.

 

JP. Comment s'est passée votre intégration dans le village?

 

Au début de mon installation, j'avais l'impression que l'on me regardait un peu de travers. N'étais-je pas ce Spadois pas doué pour les études qui leur avait "piqué" une de leurs filles?

 

JP. Comment avez-vous gommé cette image?

 

Mon beau -père Raymond Dohogne m'a suggéré à l'époque d'intégrer le comité des fêtes du village pour participer et y travailler. Dès cet instant j'ai été bien accepté.

 Je suis également l'organisateur du Rallye du Muguet où participent annuellement , à Solwaster, pas moins de 40 attelages de chevaux.

 

https://www.facebook.com/events/986966407991033/

 

JP. Une carrosserie implantée dans un petit village excentré ne constitue-t- il pas un handicap en terme de visibilité?

 

Absolument pas j'ai une clientèle fidèle et fort diversifiée. Ma meilleure publicité est le bouche à oreille. Outre les activités relevant de la carrosserie, j'assure la vente et le montage de pneus, j'effectue également des constructions métalliques , des voitures d'attelage hors standard sans oublier la restauration de voitures anciennes.

 

JP. Vous avez beaucoup de qualités c'est une évidence. Néanmoins vous reconnaissez-vous un petit défaut, un point améliorable ?

 

Attacher peut être plus d'importance à l'ordre de mon atelier et de ses abords

 

JP. Puis-je publier ce passage?

 

Si vous y tenez. Toute vérité est bonne à dire.

 

JP. Avant de nous séparer, avez-vous une anecdote à me raconter ?

 

Un jour j'ai accepté , dans des délais très courts, une mise en peinture complète d'un petit train touristique se composant de 3 locomotives et 6 wagons. Un travail important  faut -il le dire. Or, me voilà victime d'un accident de santé me contraignant à m'aliter. Travaillant seul c'était là une véritable catastrophe. Fort heureusement, mon épouse, nos enfants, les membres de notre famille se mobilisèrent pour nettoyer, décaper, poncer le matériel. De nouveau sur pied j'ai pu entreprendre les opérations de peinture et de finition tout en respectant les délais à la satisfaction de mon client.

 

"A la satisfaction de mon client" Cette phrase est souvent formulée par les jeunes patrons que je rencontre. Elle contribue  à l'excellente réputation et au dynamisme de notre commune si formidable . Mais cela, tant à Sart qu' à Jalhay , nous le savions déjà.  

 

jean pirnay à Surister

 

Bientôt, retour à  Jalhay, plus précisément à Fouir, pour une nouvelle rencontre avec un jeune patron .

 

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Damien Servais à la manœuvre