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14/10/2015

Jalhay-Sart. Premières neiges d'octobre sur les fagnes

 

 

Les premières neiges d'octobre recouvrent le nouvel empierrement du chemin allant de la  Chapelle Fischbach vers la Croix des Fiancés

Exit le caillebotis bois en décrépitude

 

 

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premières neiges en fagne,jalhay,jean pirnay

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13/10/2015

Jalhay-Sart.Les jeunes patrons se dévoilent.

 

 C'est au cœur du village de Solwaster, dans le cadre de la série: " Les jeunes patrons de Jalhay-Sart se dévoilent " que Damien Servais nous attend  pour parler de son métier et de ses passions

 

JP. Damien Servais pouvez-vous vous présenter?

 

J'ai 40 ans, je suis carrossier  à Solwaster. Originaire de Spa j'ai épousé Isabelle Dohogne native du village. Nous avons 4 enfants.

 

JP. Devenir carrossier, un rêve d'adolescent ?

 

Pas précisément , mon rêve premier était d'exercer une activité professionnelle  indépendante ayant pour cadre  la nature et les chevaux.

 

JP. Ce rêve s'est- il concrétisé?

 

Oui pleinement, mais après bien des tâtonnements.

 

JP. Des tâtonnements? Pouvez- vous préciser?  

 

Après les classes primaires effectuées  à Spa je suis entré à l'Institut Provincial d'Enseignement Agronomique de La Reid en technique de transition plus précisément. Au cours de ces années j'ai manifesté une profonde répulsion pour l'étude alors que paradoxalement j'avais de bonnes notes.

Cette facilité à étudier ravissait mes  parents.  Personnellement comme je l'ai expliqué mon seul objectif était d'avoir un job indépendant acquis sans études avec pour compagnie, des chevaux et un maximum de nature  

 

JP.J'imagine que vous en avez parlé à vos parents?

 

Oui et un compromis a été trouvé . A l'âge de 18 ans je me suis lancé dans  des études de garde- forestier imaginant pouvoir me déplacer à cheval pour surveiller la forêt.

 A l'évidence , c'était là une erreur.

 

JP. Comment êtes- vous sorti de cette impasse?

 

Pour adoucir l'épreuve de ce nouveau cycle d' études dans lequel je m'étais engagé, j'ai suivi en parallèle, en cours du soir, une formation de soudeur.

 A l'époque cette formation était réservée exclusivement aux fils d'agriculteurs.

 

JP. Vos parents étaient agriculteurs?

 

Non, je me suis inscrit sous un faux nom. Celui d'un grand- oncle agriculteur.

 Cette formation a été pour moi une véritable révélation et une certitude tout à la fois:  

 Je serai indépendant exerçant un métier manuel.

 

JP.A la sortie de vos études, vous avez 20 ans et pas de métier en perspective !

 

Effectivement c'est pour cette raison que je suis entré comme  apprenti ( 4 ans) au sein d'une carrosserie située rue des Alliés à Verviers. J'ai été à cette époque le plus vieil apprenti de l'arrondissement! L'apprentissage terminé je suis passé stagiaire( 2 ans) tout en suivant des cours du soir pour accéder au patronat.

 

JP. Quelles étaient vos relations avec votre patron?

 

Excellentes ! Il me considérait comme son fils. Il m'a appris tout sur le métier . L'heure de la retraite ayant sonné pour lui, il m'a proposé de reprendre son affaire. Cette offre je l'ai acceptée avec enthousiasme et reconnaissance.

 Toutefois l'atmosphère se détériorant fortement à Verviers j'ai été soulagé de pouvoir  quitter cette ville dès qu'un bail de location qui me liait à la carrosserie s'achevait.

 

Pour vous établir à Solwaster?

 

JP. Effectivement. Nous avons acquis ma femme et moi une ferme à Solwaster  en 1996 et construit tout à côté un atelier de carrosserie en 2010. Mon rêve s'accomplissait. Je pouvais travailler au cœur d'un village rural avec une école primaire située à deux pas de chez nous et enfin  la possibilité d'accueillir des chevaux d'attelage dans  notre ferme.

 

JP. Comment s'est passée votre intégration dans le village?

 

Au début de mon installation, j'avais l'impression que l'on me regardait un peu de travers. N'étais-je pas ce Spadois pas doué pour les études qui leur avait "piqué" une de leurs filles?

 

JP. Comment avez-vous gommé cette image?

 

Mon beau -père Raymond Dohogne m'a suggéré à l'époque d'intégrer le comité des fêtes du village pour participer et y travailler. Dès cet instant j'ai été bien accepté.

 Je suis également l'organisateur du Rallye du Muguet où participent annuellement , à Solwaster, pas moins de 40 attelages de chevaux.

 

https://www.facebook.com/events/986966407991033/

 

JP. Une carrosserie implantée dans un petit village excentré ne constitue-t- il pas un handicap en terme de visibilité?

 

Absolument pas j'ai une clientèle fidèle et fort diversifiée. Ma meilleure publicité est le bouche à oreille. Outre les activités relevant de la carrosserie, j'assure la vente et le montage de pneus, j'effectue également des constructions métalliques , des voitures d'attelage hors standard sans oublier la restauration de voitures anciennes.

 

JP. Vous avez beaucoup de qualités c'est une évidence. Néanmoins vous reconnaissez-vous un petit défaut, un point améliorable ?

 

Attacher peut être plus d'importance à l'ordre de mon atelier et de ses abords

 

JP. Puis-je publier ce passage?

 

Si vous y tenez. Toute vérité est bonne à dire.

 

JP. Avant de nous séparer, avez-vous une anecdote à me raconter ?

 

Un jour j'ai accepté , dans des délais très courts, une mise en peinture complète d'un petit train touristique se composant de 3 locomotives et 6 wagons. Un travail important  faut -il le dire. Or, me voilà victime d'un accident de santé me contraignant à m'aliter. Travaillant seul c'était là une véritable catastrophe. Fort heureusement, mon épouse, nos enfants, les membres de notre famille se mobilisèrent pour nettoyer, décaper, poncer le matériel. De nouveau sur pied j'ai pu entreprendre les opérations de peinture et de finition tout en respectant les délais à la satisfaction de mon client.

 

"A la satisfaction de mon client" Cette phrase est souvent formulée par les jeunes patrons que je rencontre. Elle contribue  à l'excellente réputation et au dynamisme de notre commune si formidable . Mais cela, tant à Sart qu' à Jalhay , nous le savions déjà.  

 

jean pirnay à Surister

 

Bientôt, retour à  Jalhay, plus précisément à Fouir, pour une nouvelle rencontre avec un jeune patron .

 

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Damien Servais à la manœuvre

 

 

 

 

04/10/2015

Jalhay-Sart. Lettre ouverte n° 2 à L'Echevin de la culture Francis Willems.

 

 

 

Monsieur l'Echevin

 

Mon bon Francis,

 

C'est visiblement rayonnant que tu as voté le 25 juin 2015 la convention intermédiaire entre le Centre culturel de la ville de Spa et notre commune.

 Dans cette convention, les Jalhaytois et les Sartois ( 8407 habitants) sont tenus à la portion congrue.

 C'est ainsi que tu acceptes sans sourciller que seul un représentant des nombreuses associations de notre commune siège au conseil d'administration du Centre  spadois.

 Tout aussi inquiétant  le fait que tu aies lancé un pont d'or aux   "experts" Spadois pour "professionnaliser" ceux qui, dans notre commune , génération après génération, modèlent notre identité culturelle.

 Cette culture rurale est à l'origine de notre fierté, du vif sentiment d'appartenance. Elle aussi génératrice de bien- être. Je reviendrai sur le sujet tout à l'heure.

 En toute logique les "experts" appliqueront une politique culturelle calquée sur celle qui prévaut à la ville de Spa. C'est ainsi que les Jalhaytois et des Sartois qui te suivraient dans ce projet absurde seraient basés dans le bâtiment du centre culturel spadois.

 Il est situé à l'arrière du complexe du casino de la ville de Spa, un haut lieu de la ruralité comme chacun sait.

 Mon bon Francis, il te plaira d'admettre que ta mission première est d'apporter le meilleur aux Jalhaytois et aux Sartois .

 La convention que tu nous imposes s'apparente bien davantage à "un coup de main" au centre culturel Spadois. Notre adhésion leur apportant de l'argent frais et  l'indispensable accès aux subsides.

 Il est vrai que le bourgmestre de Spa Joseph Houssa , le plus vieux bourgmestre de Belgique mais toujours vert, t'a courtisé assidûment pour t'aider à prendre la "bonne décision".

 Il ne t'a laissé aucun répit. C'est encore lui qui, dans un rôle de belle- mère  était présent parmi le public lors du Conseil communal du 15 juin où la triste convention a été signée.

 Les informations culturelles venant de Spa ne sont pas bonnes.

 Il faut savoir par exemple que le festival de Théâtre a été dégradé par le Conseil d'art dramatique, que Spadel ne sponsorise plus les Francofolies et de surcroit que cette manifestation phare ne fait plus l'unanimité auprès de la population spadoise. Je pourrais encore évoquer la saga des Boucles de Spa etc .

 Comme un malheur ne vient jamais seul, il y a cette étude récente de l'IWEPS ( l'institut wallon de l'évaluation de la prospective et de la statistique) qui détaille les conditions de bien- être en Wallonie pour 2015.

 La carte a été dressée en se basant sur pas moins de 120 critères ( emploi, le revenu, la criminalité, l'accès au magasin ,le logement etc )

 Le détail du document est sans appel. Dans un océan de vert où se regroupent les communes au bien- être favorable , une tache rouge !! Elle identifie la méforme de la ville de Spa.

 Francis j'espère t'avoir ouvert les yeux pour t'aider à renoncer à ce projet.

 Si tel n'est pas le cas alors je continuerai , avec ténacité, à t'informer davantage, les arguments ne manquant pas.

 Notre commune formidable le mérite tellement, nos jeunes également.

 

jean pirnay gentil persifleur à Surister

 

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L'Echevin de la culture de Jalhay en compagnie du gentil persifleur de Jalhay-Sart ( Aout 2015)

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