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26/03/2015

Jalhay-Sart. Une barrière forestière enflamme le Conseil communal

 

 

Au Conseil communal l'ordre du jour étant épuisé, lui succèdent les "divers".

 Un moment attendu par nos élus toujours friands de débats musclés.

 Pour le public, c'est aussi l'opportunité  d'apprécier ou non, ici, le caractère jusqu'au-boutiste d'un conseiller communal, là une décision hasardeuse d'un échevin .

 Nous vous racontons.

 La commission locale de développement rural (CLDR) est un relais aux aspirations des populations de nos villages. Les membres de la commission œuvrent actuellement au sein de quatre groupes de travail.

  http://www.jalhay.be/vivreajalhay/citoyennete/cldr-1/groupes-de-travail

 Julien Mathieu, le bouillant conseiller de l'opposition (Choisir- Ensemble), est membre du groupe intitulé:" Ouverture et entretien des sentiers et chemins de liaison" .

 Dans le cadre de sa mission Julien Mathieu est régulièrement en butte aux propriétaires privés qui aliènent les chemins et sentiers communaux.

 En ligne de mire, une barrière forestière qui empêche toute circulation sur un chemin d'exploitation situé au Moulin de Dison à Jalhay.

 Ce chemin traverse un domaine forestier propriété de la famille Sagehomme. Le conseiller Julien Mathieu considère que cette voie est bel et bien communale et  entend  l'ouvrir au public.

 L'affaire est délicate. Tant le bourgmestre que le conseiller communal semblent vouloir unir leurs efforts pour en finir, en toute légalité, avec ce problème qui irrite depuis tant d'années les Jalhaytois.

 Semblaient ! En effet, rapidement, sans retenue, nos élus s'opposent violemment quant à la méthode de travail à mettre en œuvre pour atteindre l'objectif.

 Un climat conflictuel et contre-productif nous rappelant étrangement, hélas, un autre: celui accompagnant la venue d'une crèche à Jalhay.

 

Une décision hasardeuse de l' Echevin de la culture.

 

Il faut le savoir, le nouveau décret régissant les Centres culturels est on ne peut plus clair:" La dynamique de développement territorial culturel est à mettre en œuvre en priorité". Voilà qui explique pourquoi les Centres culturels sont contraints  d'aller à la pêche au "gros"  pour tenter de ramener dans leurs filets une commune rurale telle que la nôtre.

 En effet, harponnée, la commune  de Jalhay-Sart avec ses 8407 habitants serait effectivement une prise de choix valant son pesant d'or en subsides divers.

 C'est dans ce contexte que Francis Willems, visiblement ravi, annonce l'adhésion de notre commune au Centre culturel spadois.

 Carine Braun, chef de l'opposition interroge l'échevin à propos des critères qui ont prévalu pour départager les Centres culturels de Spa et de Theux tous deux en lice pour absorber notre belle commune.

 L'échevin évoque l'engouement des Jalhaytois et des Sartois pour les activités culturelles spadoises, la proximité, l'ancienne collaboration des bibliothèques communales avec Spa ( NDLR. Récemment nos deux bibliothèques se sont affranchies de la ruineuse tutelle spadoise)

 Mais lorsque la question se fait plus incisive notamment au niveau de la teneur de l'accord, l'échevin se fait hésitant et s'empresse de passer la parole à notre chef à tous .

 C'est ainsi que nous apprenons que, "pressé par le temps" , aucune convention n'a été signée entre les parties et que cette situation perdurera jusqu'en 2018 date à laquelle le collège se prononcera définitivement. Il est néanmoins fait état du fait que notre commune devra s'acquitter d'un droit d'entrée au club du Centre culturel spadois à hauteur de 10 000 € .

 Cette hasardeuse tutelle spadoise nous inquiète. Nous la commenterons davantage dans une prochaine édition de notre blog. 

 Avant de nous quitter, nous publions une bulle dédiée à notre échevin de la culture.

 Elle nous a été inspirée par un article où l'échevin dévoile dans la "presse sérieuse" son intention de développer des cours de cuisine….

 Pas de doute l'action du Centre culturel spadois se ressent déjà.   

 jean  pirnay  gentil persifleur à Surister

 

 

Sagehomme

La sinistre double barrière qui a enflammé le Conseil

Commune de Jalhay,Fracis Willems,

             L'échevin de la culture  Francis Willems, avec l'appui du Centre culturel de Spa, organisera bientôt des cours de cuisine à Jalhay.

Commentaires

La barrière bloquant un chemin vicinal est un véritable camouflet à la démocratie et nous fait retourner dans les temps moyennâgeux où le Seigneur piétinait les droits des manants et autres vilains.
N'y a-il pas un bull à la commune capable de réduire en miette cet entrave à la liberté d'emprunter les voies municipales?

Écrit par : crutzen jacques | 20/03/2015

Pour rappel ce problème subsiste depuis plus de 20 ans.
Les 3 collèges précédents s'y sont cassé les dents ou en tous cas n'ont pas osé aller jusqu'au bout.
Pourtant le problème parait simple, s'il s'agit d'une voie communale, ce qui semble établi à la lecture de l'atlas communal, l'autorité communale doit prendre ses responsabilités et prendre une ordonnance de police supprimant la barrière et ouvrant le chemin, à charge éventuellement pour les propriétaires d'intenter une action contre la commune.
S'il ne s'agit pas d'une voie communale mais d'une voie d'exploitation (la nuance est subtile mais cette terminologie n'est pas présente dans la loi) alors la commune a la possibilité de créer ou rétablir cette voie après enquête publique.
L'autorité communale a choisi de confier le dossier à un avocat, ce qui est pour moi, la moins bonne solution car cela implique non seulement des frais mais également des délais interminables de procédure. Cette voie est selon nous très importante car elle constitue une liaison entre le Moulin de Dison et l'entité de Bolimpont qui n'est actuellement atteignable que par un long détour via le Fawetay et es 4 chemins.
Ce cas n'est pas isolé d'autres voies communales sont barrées par les mêmes propriétaires au mépris des droits des simples citoyens.
Rappelons enfin qu'il s'agissait d'un engagement pris avant les élections par la majorité actuelle.

Écrit par : leon verhaeghe | 21/03/2015

Pour accompagner Léon dans ses propos, ce petit mot. J'ai fait partie des 2 premières CLDR et c'est un sujet que tout le monde voulais voir sur la table mais dont personne ne voulait réellement parler en public. Des recherches dans les archives de la commune ont été réalisée (pendant plus de 2 ans) par au moins une personne et compétente dans le sujet (sur la situation des chemins communaux, domaniaux, privés, vicinaux, d'exploitation...) et il en est ressorti (il y a déjà plus de 12 ans que beaucoup de chemins communaux avaient été laissé à l'abandon par les législatures antérieures et que de nouveaux chemins ''privés'' étaient nés en parallèle ??? comme par enchantement (en quelque sorte, un vol au nez et à la barbe du citoyen et donc aussi, un droit acquit de possession pour certains propriétaires était existant et tout à fait légal). Il était prévu lors de la première CLDR de remettre TOUS ces vrais chemins communaux (dans les 8 année avenir) en libre circulation de parcours aux CITOYENS et visiteurs de notre région, mais que Nenni, l'histoire très simple mais au combien politico-financière-égocentrico-privée, gâchent encore aujourd'hui la simplicité de notre ruralité, et le développement touristique et convivial de notre commune. Quel dommage, quel gâchis, et je dirais même quel honte de la part de certains d'avoir ainsi agit, pour leur portefeuille au détriment du devoir du droit de gestion communale.

Écrit par : Baron Ph-Ed | 22/03/2015

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